Commentaire - Portefeuille Croissance Distinction

Gestionnaire de portefeuille : Industrielle Alliance, Gestion de placements inc.

Commentaire du gestionnaire - 30 septembre 2012

Le troisième trimestre s'est terminé sur une note de tension dans les affaires mondiales, marqué par des manifestations dans plusieurs pays d'Europe. Les préoccupations que suscite l'Europe ont persisté et l'économie américaine a encore donné des signes d'affaiblissement. Malgré tout, les marchés boursiers du monde entier ont enregistré une hausse notable au cours de la période.

Depuis désormais plusieurs trimestres, l'économie mondiale a évolué en ayant à faire face à des risques considérables, citons en particulier : une grande récession; la crise des dettes en Europe; un risque de défaut de la Grèce; le plafonnement de la dette aux États-Unis; un printemps arabe et des chocs des prix du pétrole; une solvabilité de l'Espagne; le mur budgétaire aux États-Unis (la fin des allègements fiscaux couplée à des réductions de dépenses de grande envergure); et un ralentissement économique en Chine.

Toutefois, les optimistes feront remarquer que la situation actuelle est très différente de la situation en 2008. Pour commencer, aucune date limite et aucun plafond n'ont été fixés au relâchement monétaire. Cette fois-ci, la Réserve fédérale américaine a l'intention d'intervenir aussi longtemps qu'il faudra pour que la situation au chapitre de l'emploi s'améliore. En dépit de sa double mission qui consiste à garantir la stabilité des prix (maîtriser l'inflation) et favoriser l'emploi au maximum, il est clair que son principal objectif est devenu l'emploi.

L'Europe a aussi réalisé des progrès au cours du dernier trimestre. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, s'est engagé à mettre en œuvre un programme d'achats sur le marché secondaire des obligations des pays en difficultés financières. Cela permettra à ces pays d'éviter de payer des taux exorbitants sur les nouvelles obligations qu'ils devront émettre dans leur processus de refinancement. Cette annonce a aussi atténué les craintes d'un démembrement potentiel de la zone euro.

L'intervention prévue des banques centrales du monde entier a aidé à dynamiser les marchés boursiers au cours du trimestre. Les investisseurs ont, une fois de plus, retrouvé leur appétit pour le risque, ce qui reflète leurs attentes d'une activité économique plus robuste, un marché de l'emploi en meilleure santé, et plus de clarté concernant les taux d'intérêt qui, apparemment, resteront bas jusqu'en 2015.

La Canada fait face à son propre dilemme, avec d'un côté une robuste économie domestique menée principalement par le secteur immobilier et de l'autre côté, en toile de fond, une fragile conjoncture économique mondiale. Les nouvelles règles concernant les prêts hypothécaires ont quelque peu apaisé la situation, mais le nouveau statut de placement sûr des obligations canadiennes continue de mettre la pression sur le huard et de restreindre la Banque du Canada dans ses choix de politique monétaire.

Malgré une conjoncture économique difficile, les marchés boursiers ont affiché de solides gains au troisième trimestre, suite aux interventions hautement anticipées des banques centrales. La Réserve fédérale a confirmé son troisième programme d'assouplissement quantitatif (QE3) et, en Europe, le président de la BCE, Mario Draghi, a mis sur pied un programme d'achats d'obligations en vue d'aider financièrement les pays en difficulté.

Les marchés boursiers ont répondu positivement à ces annonces, l'indice MSCI Europe gagnant 8,9 % (en devises locales) au cours du trimestre, soit un rendement depuis le début de l'année de 12,9 %. L'annonce du programme d'achats des obligations a permis de dissiper les craintes à l'égard de l'avenir de la zone euro, permettant ainsi aux investisseurs de regagner confiance.

L'indice composé S&P/TSX a progressé de 7,0 % pendant le trimestre, et de 5,4 % depuis le début de l'année. L'annonce du QE3 par la Réserve fédérale a eu les effets positifs désirés; les produits de base font partie habituellement des catégories d'actif qui bénéficient d'un accroissement de la masse monétaire.

Aux États-Unis, l'indice S&P 500 a enregistré un rendement trimestriel de 6,4 % (2,7 % en dollars canadiens), ce qui porte son rendement cumulatif annuel à 16,4 % (12,6 % en dollars canadiens). L'indice MSCI World et l'indice MSCI EAFE ont rapporté respectivement 5,6 % et 4,7 % (3,0 % et 3,2 % en dollars canadiens) au troisième trimestre, soit 12,4 % et 9,1 % (9,3 % et 6,5 % en dollars canadiens) depuis le début de l'année.

L'indice obligataire universel DEX a avancé de 1,2 % pendant le trimestre (3,3 % depuis le premier janvier), ce gain étant attribuable à des réductions des taux parmi toutes les échéances obligataires au cours du trimestre ainsi qu'à un rétrécissement des différentiels de taux par rapport aux obligations de sociétés. Les investisseurs continuent de privilégier les titres de crédit au détriment des titres du gouvernement fédéral. Cette préférence s'est traduite au cours du trimestre par une nette performance supérieure des obligations de sociétés (2,1 %), municipales (1,4 %) et provinciales (1,5 %) par rapport aux obligations fédérales (0,5 %).

Sur le plan de la durée, un retrait plus prononcé des taux pour les échéances à plus long terme a permis à l'indice des obligations à long terme DEX de gagner 1,9 % et l'indice des obligations à moyen terme DEX d'avancer de 1,4 % pendant le trimestre (soit des gains depuis le début de l'année de 5,1 % et 4,2 %, respectivement). L'indice des obligations à court terme DEX a, quant à lui, progressé de 0,7 % au cours du trimestre, soit de 1,7 % au cours des neuf premiers mois de l'année.

Le fonds effectue des placements dans toutes les catégories d'actif, y compris dans des fonds à revenu fixe et dans des fonds d'actions canadiennes et étrangères. Le rendement du fonds est principalement déterminé par la composition de son actif et le rendement des fonds sous-jacents. Le fonds a profité considérablement de la reprise durant le troisième trimestre pour enregistrer de solides gains dans chacune des catégories d'actif.

Une répartition de l'actif avantageuse a contribué à la performance du Fonds IA Clarington d'obligations. En effet, ce fonds sous-pondérait les obligations du gouvernement fédéral, le secteur le moins performant, et il surpondérait considérablement les obligations de sociétés et les obligations provinciales et municipales. Le rendement du Fonds IA Clarington tactique d'obligations a également bénéficié de sa sous-pondération en obligations du gouvernement fédéral et de sa surpondération en obligations de sociétés.