Commentaire - Fonds IA Clarington d'obligations

Gestionnaire de portefeuille : Industrielle Alliance, Gestion de placements inc.

Commentaire du gestionnaire - 30 septembre 2012

De gros nuages gris planent depuis plusieurs trimestres sur l'économie mondiale. En voici les points saillants : grandes récessions; crise des dettes en Europe; risque de défaut sur les dettes souveraines en Europe; « mur budgétaire » aux États-Unis (fin des allègements d'impôt couplée avec des réductions de dépenses); ralentissement économique en Chine. Les optimistes feront tout de même remarquer que la situation actuelle est tout à fait différente de celle des dernières années.

La Réserve fédérale américaine s'est engagée à racheter, chaque mois, 40 milliards de dollars de titres adossés à des créances immobilières (TACI) jusqu'à ce que le marché de l'emploi donne des signes d'amélioration marquée, en plus de maintenir son taux d'intérêt directeur à quasiment zéro jusqu'en 2015. Ces mesures ont pour objectif d'abaisser les taux hypothécaires afin de relancer l'activité dans les marchés boursiers et immobilier, et de soutenir la confiance des consommateurs et des entreprises. Le marché immobilier affiche déjà de bonnes performances comparativement aux deux dernières interventions; une autre importante différence avec la situation actuelle. Historiquement, l'immobilier a été le secteur qui a eu les plus fortes répercussions sur la reprise à la suite d'une récession, mais pas cette fois-ci, et c'est ce que la Réserve fédérale s'efforce de relancer.

L'Europe a aussi réalisé des progrès au cours du dernier trimestre. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, s'est engagé à mettre en œuvre un programme de rachat dans le marché secondaire d'obligations des pays en difficultés financières. Cela permettra à ces pays d'éviter de payer des taux exorbitants sur les nouvelles obligations qu'ils devront émettre dans le cadre de leur processus de refinancement. Cette annonce a aussi atténué les craintes d'un démembrement potentiel de la zone euro.

Le marché obligataire du Canada a enregistré de bonnes performances au cours du trimestre; l'indice DEX était en hausse de 1,2 % (une avance cumulative de 3,3 % depuis le début de l'année), attribuable à la légère diminution des taux d'intérêt toutes échéances confondues au cours du trimestre et aussi au resserrement de l'écart de rendement sur les obligations de sociétés. Les investisseurs à la recherche d'un rendement ont préféré les titres de créance aux titres du gouvernement fédéral.

Une plus grande décrue des taux d'intérêt à long terme s'est traduite par le gain de 1,9 % de l'indice DEX des obligations à long terme et de 1,4 % de l'indice DEX des obligations à moyen terme au cours du trimestre (5,1 % et 4,2 % respectivement depuis le début de l'année). Entre temps, l'indice DEX des obligations à court terme a affiché un rendement de 0,7 %, ce qui donne un rendement de 1,7 % pour les neuf premiers mois de l'année.

La sous-pondération dans le Fonds des obligations du gouvernement fédéral et la surpondération des obligations provinciales et des obligations de sociétés ont fait une contribution positive au rendement du Fonds. Même si la duration globale du portefeuille du Fonds a été plus courte que celle de l'indice de référence au cours du trimestre, des rajustements ont dû être effectués à plusieurs reprises afin de tirer profit des taux évoluant dans une étroite fourchette. Le Fonds a aussi établi un petit placement dans des obligations à rendement réel dont le seuil des taux de rentabilité se rapprochait de 1,90 %, ce qui reflétait une option de bonne valeur contre les futures pressions inflationnistes. Les placements dans des obligations de sociétés ont été aussi augmentés au cours du trimestre et des opérations effectuées sur des obligations d'une durée à l'échéance variant entre 10 et 30 ans. Les élections provinciales au Québec ont aussi donné lieu à de bonnes occasions de placement. Le gestionnaire du portefeuille a exécuté des opérations sur des obligations du Québec et de l'Ontario afin de tirer profit de la variation de l'écart de rendement.

Le gestionnaire du portefeuille maintient une plus courte duration du portefeuille parce que les bas taux d'intérêt offrent un potentiel limité de plus-value. Des montants colossaux de liquidités ont été injectés par les banques centrales afin de garantir la solidité du système financier. Cela devrait soutenir la confiance et pourrait provoquer des pressions inflationnistes.

La sous-pondération actuelle des obligations du gouvernement fédéral devrait persister dans le proche avenir. On s'attend à ce que la surpondération des obligations provinciales persiste, car les besoins en capital, le risque politique et les statistiques économiques peu reluisantes ont provoqué le creusement de l'écart de rendement. Cela est considéré comme une bonne occasion d'accroître la pondération des titres de créance de bonne qualité dans le portefeuille. Le gestionnaire du portefeuille est toujours favorable aux pondérations des obligations de sociétés dans le portefeuille tout en maintenant une duration neutre comparativement à l'indice de référence.